<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844</id><updated>2011-10-06T13:33:47.320Z</updated><title type='text'>Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux</title><subtitle type='html'>- Proverbe malien</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>12</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116667643596349178</id><published>2006-12-21T01:55:00.000Z</published><updated>2006-12-21T04:47:21.106Z</updated><title type='text'>24 heures...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/157163/P1040151.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/685034/P1040151.jpg" border="0" /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans 24 heures, j'embarque dans l'avion qui m'arrachera à l'Afrique et me ramènera chez moi. Est-ce que je reviendrai? À cette question, je répondrai par une phrase que j'ai souvent vue peinte sur les sotramas (système de transport en commun de Bamako) : "Dieu seul sait". Pour le moment, ce que je sais, c'est que je laisse ici quelques histoires incomplètes, projets avortés, curiosités insatisfaites et amitiés déçues. En tête de liste, ce blogue qui devait raconter mes histoires, et qui finalement ne fait qu'en offrir un bref aperçu. Alors gardons les bilans pour plus tard, et continuons l'histoire tandis que j'y suis encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souaré est un étudiant en médecine que j'ai rencontré lors du stage à l'urgence. Dès mon arrivée, il m'avait proposé d'aller à son village, Kiban, pour me présenter sa famille. Malgré ma méfiance d'arriviste, nous avons échangé nos numéros, et il a tenu le rôle de guide pour mon arrivée à l'hôpital, puis pour visiter la ville de Bamako. Souaré est un Soninké, une ethnie qui trouve ses origines dans le puissant empire du Ghana, premier grand empire noir d'Afrique, comme il se plait tant à le dire. Les Soninkés sont réputés pour avoir le sens du commerce et du voyage. Ils sont tous frappés par la "maladie de la boussole" qui les emmène à partir en grand nombre vers les pays du nord. Généralement, leurs enfants quittent la famille et l'école très tôt soit pour le commerce ou pour le mariage, dépendant de leur sexe. Dans toute sa verve typiquement soninkée, Souaré m'explique la problématique du mariage prématuré chez les filles de son village, qui fait en sorte que l'on retrouve le plus haut taux d'analphabétisme au Mali dans la communauté soninkée. Pris par la curiosité, j'ai voulu aller voir ce qu'il en était.&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Kiban est situé à trois heures de Bamako, dans un autobus poussiéreux et bondé sur le toit duquel s'entassent les marchandises les plus hétéroclites; en grande majorité des sacs de céréales et des tissus, mais aussi des médicaments, de l'essence en bouteilles, des tapis, des ustensiles, du thé, et j'en passe. Et tout ça s'entasse dans une pile qui fait la moitié de la hauteur de l'autobus. Kiban est le village où Souaré a vécu jusqu'à l'âge de quinze ans, élevé par sa grand-mère. Ses parents vivent à Brazzaville et son père subvient à distance aux besoins de la famille élargie; c'est-à-dire les quatre oncles et leurs femmes respectives, les innombrables enfants et la grand-mère. La maison où il a grandi est comme toutes les autres maisons maliennes: une grande place centrale à ciel ouvert qui sert à la fois de salon, de cuisine, de poubelle, de terrain de jeux et d'enclos pour les poulets, les ânes et les chèvres, au centre de laquelle sont posés deux greniers à grain (plutôt vides pour l'instant vue la situation financière précaire de la famille); et autour de la place centrale sont construites une douzaine de petites cabines qui servent de chambres pour chacune des petites familles composant la grande famille. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;À mon arrivée, les femmes cessent de piler le mil, les enfants cessent de jouer et les hommes... ben les hommes ils faisaient déjà pas grand chose. Souaré commence par me présenter aux femmes, puis un enfant moins gêné que les autres vient me donner la main, brisant la glace pour tous les autres qui l'imitent à leur tour. Ensuite, les hommes se lèvent et viennent me saluer. Fait étrange: deux des oncles de Souaré sont sourds-muets (peut-être des séquelles de méningite) et s'expriment par un langage gestuel étonnemment élaboré qu'ils ont développé en famille, leur permettant de communiquer avec les autres. Ils terminent avec un geste qui pointe une chaise, accompagné de marmonnements inaudibles. Je devine "assieds-toi". Mais Souaré m'invite ailleurs: "Viens, je vais te présenter ma grand-mère". J'entre alors dans une pièce sombre où est assise une vieille dame qui ne voit que d'un oeil et qui, reconnaissant Souaré accompagné d'un blanc, se lance dans d'interminables bénédictions, pour ensuite offrir à boire et à manger: de l'eau fraîche (dont je n'ai bu qu'une gorgée par politesse) et de la bouillie de mil. Pendant que nous mangeons, la nuit fait son arrivée en douce, et une agitation commence à se faire entendre dehors. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/424985/P1040159.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En sortant, je vois une vingtaine d'enfants de cette famille et d'ailleurs, attroupés devant un poste de télévision pour les deux heureuses heures où la famille reçoit sa ration quotidienne d'électricité. Barbarita, les couleurs de l'amour. Dans ce petit village au fin fond de l'Afrique, pour ainsi dire au bout du monde, une poignée de jeunes s'extasient devant une sud-américaine qui apprend à danser le baladi pour plaire à son prince saoudien qui doit la prendre dans son harem. La télésérie est entrecoupée de pauses publicitaires où les enfants chantent en choeur en même temps que la télévision. Les deux heures écoulées, le courant coupe brusquement et toute la maison, toute la rue, tout le village, sont plongés dans la noirceur absolue. On voit les étoiles à Kiban beaucoup mieux qu'à Bamako. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Souaré m'avait parlé d'un projet de culture maraîchère qu'il voulait établir à Kiban pour employer les femmes du village. Il avait déja regroupé les jeunes ressortissants de sa région et fondé une association qui s'occupait de récolter des fonds à cette fin. Mes connaissances étant limitées dans la culture maraîchère à la cueillette des fruits sauvages, l'aide que je pouvais apporter était plutôt restreinte. Mais, semble-t-il, le simple fait d'avoir un blanc à ses côtés peut ouvrir bien des portes au Mali. C'est ainsi que nous avons rencontré le médecin du village, le directeur de l'école, le maire de la ville et même le gouverneur de la région de Koulikoro, avec qui nous avons pu palabrer, digresser, prendre le thé et rire un peu, pour enfin apprendre de la bouche du maire que l'emplacement prévu par Souaré pour faire le jardin était déjà occupé par un projet d'envergure d'une organisation néerlandaise. Quand je vous parlais de projets avortés...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais la journée n'a certainement pas été vaine pour autant. Lors de notre visite à l'école, nous nous sommes improvisés conférenciers, et nous avons fait une tournée des classes remplies à craquer d'étudiants entre 8 et 18 ans, pour y discourir sur l'importance de s'accrocher aux études. L'éloquence soninkée de Souaré, liée aux faits qu'il soit étudiant à l'université, qu'il vienne du village et qu'il soit accompagné d'un blanc, ont certainement eu beaucoup d'impact sur ces centaines yeux qui étaient rivés sur nous, ou plutôt sur moi (semble-t-il que trois ans ont passé depuis que le dernier blanc est venu à Kiban). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/514758/P1040142.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Effectivement, il doit être difficile d'être étudiant à Kiban. Le soir, à l'heure où toutes les lumières sont fermées, il ne demeure que la lueur d'une lampe à l'huile qui sert à éclairer le cahier d'Oumar, le jeune frère de Souaré, qui étudie pour le lendemain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voila ce qui conclut mon dernier message pendant que je suis en Afrique. Je ne sais pas si je vais le continuer après être revenu. Je vous parlerais des nuits de garde à l'hôpital, de Moussa le petit voisin, des employés de la maison Oumou, Richard et Bainy, des petits Talibés, officiellement étudiants de l'école coranique mais officieusement mendiants, des chauffeurs de taxi philosophes, du service de réanimation de l'urgence, la vision la plus près de l'enfer qui m'ait été donnée de voir...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore tellement de choses à dire, je vais devoir revenir. D'ici là...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se revoit au Québec!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;François&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116667643596349178?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116667643596349178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116667643596349178' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116667643596349178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116667643596349178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/12/24-heures.html' title='24 heures...'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116584998649368696</id><published>2006-12-11T11:54:00.000Z</published><updated>2006-12-11T15:13:07.373Z</updated><title type='text'>Tribulations pédiatriques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Madou Diakité n'a jamais été un enfant fort. Depuis sa naissance, il y a quatre mois, il ne mange que très peu, ne prend pas de poids, et tombe malade au moindre coup de vent. Sa mère non plus, d'ailleurs. Bainy Kouma, dix-neuf ans, tousse depuis plus d'un an, d'une toux qui lui fait parfois cracher du sang. Elle est toujours fatiguée, trop fatiguée pour travailler, et le père du bébé est parti au Sénégal sans reconnaître la paternité de l'enfant. C'était donc son père à elle qui l'entretenait. Il y a six mois, on l'a encourager à passer un test de dépistage pour le VIH qui est revenu positif. Alors, son père, l'accusant de prostitution et de trahison, refuse de continuer de prendre la charge de l'enfant, et elle se retrouve toute seule. L'état sérologique de l'enfant n'est pas connu, mais considérant son état de santé, l'espoir est mince.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des cas similaires ne sont pas rares au Mali, et plusieurs familles se trouvent ainsi ostracisées par cette maladie-dont-on-ne-peut-prononcer-le-nom. Difficile d'envisager un avenir pour ces morts en sursis, dernière branche de l'arbre généalogique. Pourtant, malgré toutes les injustices qui semblent s'acharner sur la famille de Madou, il bénéficie d'une grande chance qui n'est pas donnée à tous les sidéens maliens: il a une marraine québécoise qui a décidé de le prendre sous son aile et d'entreprendre les démarches pour lui venir en aide. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Élise travaille à la condition féminine dans le village où vit la famille Kouma, et est hébergée chez eux depuis trois mois. Elle a donc suivi cette histoire de près et s'est trouvée appelée à agir. C'est ainsi que, pendant plus d'un mois, elle a accompagné à plusieurs reprises l'enfant et la mère à l'hôpital Gabriel-Touré, à plus de deux heures du village, pour lui faire passer le test de dépistage et de contrôle du VIH. Par la même occasion, elle a contribué en temps et en argent à traiter les innombrables infections qui s'acharnent sur le système affaibli du petit Madou. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au Mali, depuis 2004, les ARV sont gratuits pour tous les patients faisant partie d'une clinique de suivi. Pour celà, il est nécessaire d'avoir reçu un décompte de CD4 démontrant un déficit immunitaire avancé, passeport pour la trithérapie. Après un mois d'allers-retours entre l'hôpital et le village, le résultat des tests se faisait encore attendre, et la thérapie ne pouvait débuter. L'état de l'enfant se dégradait dangereusement, et le père refusait que la mère ne débute la thérapie avant l'enfant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai commencé un stage en pédiatrie à mon retour de Mopti, en consultation externe les lundis, mercredis et vendredis, et dans une clinique de consultation VIH les mardis et jeudis. C'est ainsi que j'en vins à rencontrer Madou Diakité. Il était le trente-deuxième et dernier patient d'une journée assez chargée, et il est entré dans le bureau attaché sur le dos de sa mère, comme toutes les femmes portent leur enfant. Les deux étaient accompagnés de Dramane, un jeune étudiant ami d'Élise. Quand la mère a détaché l'enfant de son dos pour que nous l'examinions, j'ai vu à la mine des médecins que la situation était critique. Le petit  squelette que Bainy tenait dans les mains respirait comme si chacune de ses inspirations était la dernière. Il avait les yeux grands ouverts d'un noyé ou d'un étranglé. Sa peau plissée et diaphane témoignait d'une déshydratation et d'une dénutrition sévères. Il avait le poids et le périmètre cranien d'un prématuré (respectivement 2,8 kilos et 37 cm) , mais la peau d'un vieillard. Les médecins ont recommandé qu'on l'hospitalise immédiatement en réanimation (soins intensifs) pour le réhydrater et le ventiler. Ils ont prescrit les médicaments et le matériel nécessaire à son hospitalisation et la mère est resortie, bébé au dos, pour acheter les médicaments à la pharmacie. Comme je devais faire la garde et passer la nuit, j'ai assuré Dramane que je reviendrais le voir, et je suis parti souper. À mon retour, l'enfant a disparu. Il n'est ni en réa, ni dans les salles d'hospitalisation, et personne ne peut me dire ce qu'il en est advenu. La garde se passe sans que la mère ne revienne. Les heures passent et j'imagine le pire... et Élise qui est partie dans le pays Dogon, le choc que ça lui fera! Le jeudi, j'en parle aux médecins de la clinique VIH et ils me répondent en regardant par terre: "Tu sais, l'enfant était très mal en point..." Dans l'après-midi, j'avais cessé d'espérer quand j'ai un appel de Dramane, qui m'informe que la mère est revenue au village avec l'enfant, car ils n'avaient pas les 5000 francs CFA (10$) nécessaires pour acheter les médicaments. Je me situe à quelque part entre la joie d'apprendre qu'il est toujours vivant, la frustration de me dire que j'aurais pu leur fournir cet argent, et la fatigue de cette foutue garde qui ne me quitte pas (j'y reviendrai). Dramane m'apprend alors que la mère se mettra en route vers l'hôpital le lendemain pour y être à dix heures avec l'enfant et qu'Élise nous y rejoindra. Je vais donc voir David, un pédiatre français plein de ressources avec qui j'ai eu la chance de travailler en réanimation quelques fois, pour l'avertir de l'arrivée de cet enfant et lui demander s'il accepterait de le prendre en charge. David était avec nous à la clinique quand nous avons vu l'enfant et accepte le défi professionnel que je lui propose. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vendredi, premier décembre, la journée commence à l'hôpital, je rejoins David dans une salle de soins intensifs débordée. Débordée d'enfants, de leurs pleurs faibles, de miasmes morbides, effluves de sang séché et d'urine. Cinq enfants dans une couchette, des enfants longs comme ma main, de petits sachets de peau qui retiennent tant bien que mal une poignée d'organes plus ou moins vivants, luttant pour s'accrocher à une vie dans laquelle ils sont arrivés beaucoup trop tôt. D'autres enfants dévorés par des parasites, secoués de frissons palustres, fiévreux et inconscients, alors que les trophozoïtes malariques font sauter leurs globules un par un. Au milieu de ce spectacle macabre, David est penché sur une petite fille de moins d'un an, comateuse et déshydratée, il tente depuis plus d'une heure de lui trouver une voie d'entrée pour la réhydrater de toute urgence. Après avoir essayé les veines des mains et des pieds, il en est à la jugulaire externe qui semble elle aussi réticente à se faire piquer. L'ultime solution qui se présente est la foie péri-osseuse: un cathéter utilisant une des veines du crane. Nous sortons donc pour aller chercher l'aiguille nécessaire pour cette procédure. Sur le chemin, nous croisons Élise, Bainy, Madou et Linda (une étudiante en médecine de l'Université Laval qui fait comme moi un stage au Mali) qui sont arrivés et attendent déjà. L'enfant ne semble pas s'être amélioré depuis sa dernière visite. Nous continuons notre route vers le bureau du major où nous butons contre une porte fermée à clé: le vendredi après-midi, c'est la prière pour tout le monde. Espèrons que leur prière viendra en aide à cet enfant qui nécessite un cathéter de toute urgence. Nous retournons donc vers la réa, et je reste avec Madou, alors que David retourne à son patient. Il ressort quinze minutes plus tard, le pas rapide, la tête basse, dans un grand soupir suivi d'un "MERDE!". Et nous le suivons vers la salle de consultation.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Consertation avec madame Touré, responsable du VIH à l'unité de pédiatrie, décision d'un plan d'action, quinze minutes et c'est fait. Action. Élise part vers la pharmacie pour les médicaments, David part préparer la salle d'hospitalisation avec Linda, et je pars vers la radiologie avec la mère et l'enfant. Le cliché n'est pas encourageant. Encore une fois, on a de la difficulté à trouver une veine. J'assiste tant bien que mal à David qui se démène, la sueur au visage, pour finalement trouver une route praticable au niveau du malléole externe. Après une sonde gastrique, deux solutés, un déparasitant, un antibiotique, un antifongique et du lait, il suffisait de s'assurer que le traitement continue pendant la fin de semaine, tâche ardue, vue la qualité irrégulière des soins infirmiers dans cet hôpital. Élise a élaboré un tableau que la mère devait cocher après l'administration des médicaments oraux et l'enseignement, traduit par Lalia, une amie malienne de Linda qui était arrivée à je ne sais trop quel moment pendant la cohue, pour l'allaitement et la préparation du lait s'est fait efficacement. Une fois que tout celà fut terminé et que tout ce qui pouvait être fait fut fait, la poussière est retombée pour laisser poindre la fatigue et la faim de la journée. À la cantine, David nous apprit que la petite fille sur laquelle il tentait de trouver une veine avait cessé de vivre à son retour, et qu'il avait tenté de la réanimer en vain. Ce gars-là a un moral de béton. Il nous fit aussi remarquer que rien de tout celà n'aurait été possible normalement au Mali, à cause du manque d'argent et d'aide. Il s'agissait d'un cas exceptionnel. Pourtant, il était encore loin d'être sauvé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce soir-là, nous avons appris que le premier décembre était la journée mondiale de la lutte contre le SIDA. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui, Madou Diakité est toujours hospitalisé à Gabriel Touré. Il a pris un kilo, il mange bien, mais tousse un peu. Sa mère aussi tousse toujours. Un examen des crachats n'a détecté aucun bacille tuberculeux, mais la radiographie de la mère démontre un granulome, témoin d'une primo-infection à la tuberculose. On envisage de traiter d'abord la tuberculose, sans avoir de certitude sur sa présence, puis de débuter les ARV dans environ deux semaines. D'ici-là, je serai déjà parti. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pronostic: les médecins qui travaillent à la clinique VIH disent qu'il leur est arriver de débuter les médicaments chez des sidatiques pratiquement grabataires, et de les remonter à un point où ils rejoignaient les normales de poids et de taille des enfants non-infectés. C'est encourageant. À long terme, par contre, son seul espoir réside dans l'apparition de nouveaux traitements curatifs pour le VIH. À ce qu'on dit, la recherche va bon train...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bonne journée à tous, et prenez soin de votre santé!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;François&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;P.S. Toutes les journées à l'hôpital ne sont pas si éprouvantes, il ne faut pas se faire du souci pour moi. David, par contre, fait de ces patients son pain quotidien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;P.P.S. Excusez le jargon médical; voici pour vous aider: &lt;a href="http://fr.wikipedia.org"&gt;fr.wikipedia.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116584998649368696?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116584998649368696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116584998649368696' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116584998649368696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116584998649368696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/12/tribulations-pdiatriques.html' title='Tribulations pédiatriques'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116561705285305677</id><published>2006-12-08T20:20:00.000Z</published><updated>2006-12-08T22:37:55.536Z</updated><title type='text'>Mopti, Djenné et Ségou, en suivant le fleuve</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;11 novembre, Mopti ou la Venise malienne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/250694/P1030895.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Blottie entre deux larges fleuves qui lui confèrent le titre de Venise malienne, Mopti vaut le déplacement. Nous n'aurions pu séjourner trois jours dans un hôtel de Mopti sans consacrer au moins une journée à sa visite. Ne serait-ce que pour les rizières infinies dont je vous ai déjà parlé, mais aussi pour les contrastes entre la frénésie des habitants et des marchés, et le la lente nonchalance du fleuve Bani qui coule à peine plus qu'un lac, emportant avec lui quelques pirogues de pêcheurs ou de touristes. La promenade sur la route qui longe le fleuve en ce samedi, guidés par un piroguier nommé Dramane, nous mène vers le marché d'artisanat, en passant par ceux des épices, du poisson et des vêtements. Nous croisons aussi au passage des marins qui jouent à un étrange jeu de billes Touareg qui, aux dires de Dramane, se joue comme les dames. Pour les plus jeunes, la route est bordée de jeux de baby-foot, auquel les Maliens se défendent plutôt bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/799961/P1030897.jpg"&gt;marché&lt;/a&gt; ressemble à une véritable fourmilière où des milliers de gens s'affairent à transporter, transformer ou surtout à vendre leurs marchandises parfois impressionnantes, souvent sans intérêt. À gauche, une charrette transportant des sacs de &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/712561/P1030894.jpg"&gt;beurre de karité &lt;/a&gt;est coincée dans un caniveau et Jean-Cyr, Germain et moi tentons de l'en sortir, enduisant nos mains de la substance aux propriétés bénéfique (j'ai d'ailleurs les mains très douces depuis!); à droite, un paraplégique mobile du nom de &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/256982/P1030893.jpg"&gt;Youssouf &lt;/a&gt;me demande cent francs pour manger. On voit plusieurs de ces bolides dans les rues de Bamako, et je me C'est ainsi que je me suis retrouvé plus ou moins malgré moi l'heureux propriétaire d'une poignée de colliers, de bracelets, de porte-clefs et de statuettes dont les profits allaient à une association pour étudiants. Ils m'ont eu par les sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/293241/P1030753.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après Mopti la belle vint Djenné la vieille, Djenné l'historique. Bâtie au IXe siècle sur une île de 88 km carrés, sa construction a nécessité qu'une jeune fille nommée &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/230855/Photo%2022-11%20081.jpg"&gt;Tapama Dnenepo &lt;/a&gt;fut enfermée vivante dans le mur d’enceinte de la ville afin de protéger la cité et en assurer la prospérité. Sacrée patrimoine mondial de l'UNESCO, la ville s'enorgueillit de sa Grande Mosquée, la plus grande construction de banco au monde, qui n'est guère qu'un vulgaire amas de terre à côté de la mosquée Hassan II de Casablanca. On ne laisse pas entrer dans la mosquée les touristes qui n'ont pas fait les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ablution#Ablutions_dans_l.27islam"&gt;ablutions&lt;/a&gt;, alors j'ai été un peu déçu de ce que j'ai pu en voir de l'extérieur. Des murailles de terre crépie de beurre de karité et de bouse de vache, rien de plus. La ville de Djenné semble ne pas avoir évolué depuis le Moyen-Âge. Des &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/392706/P1030778.jpg"&gt;ruelles&lt;/a&gt; tout juste assez grandes pour un homme, dans lesquelles coule un caniveau urineux dans lequel les &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/442183/Photo%2022-11%20086.jpg"&gt;enfants&lt;/a&gt; jouent et boivent. Djenné ne mérite pas vraiment qu'on lui consacre davantage qu'un paragraphe pour la décrire en touriste, si j'en connaissais l'histoire colossale, je pourrais pourtant y consacrer un livre en entier. Entre les deux, lâche que je suis et pressés que vous êtes, je choisis le paragraphe.&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/411357/P1030808.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour, nous nous arrêtâmes pour dormir dans un endroit que Noëlla avait visité il y a plus de dix ans, du nom de Teriyabougou (la case des amis). Cet endroit paradisiaque sur le bord du Bani trouve son origine dans l'initiative et le porte-feuille d'un prêtre français qui a décidé d'y créer une ferme écologique autonome, qui s'est plus tard transformée en un centre de villégiature. On se retrouve sur le site comme en pleine jungle, parmi les cris des oiseaux sauvages et des singes. On y garde en liberté des grues et des paons, et en captivité un boa, des &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/357505/P1030915.jpg"&gt;tortues&lt;/a&gt;, des gazelles, des singes (plutôt agressifs, parlez-en à Jean-Cyr!) et des lapins. On y fait pousser de l'eucalyptus, des bananiers, des manguiers, des ananas, des papayers, ainsi que de nombreux autres arbres. On utilise les déchets organiques pour créer du gaz naturel pour activer les fours de la cuisine. La pompe à eau est activée par une plaque à énergie solaire (ressource inépuisable en Afrique). Cette organisation impressionnante a pour résultat un oasis de fraîcheur en plein milieu du désert, et donne une lueur d'espoir après avoir vu autant d'étendues désertiques. Nous y avons rencontré une équipe de français qui y était arrêtée après avoir traversé une rivière en pirogue à cause d'un pont submergé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/631414/P1030924.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/409723/P1030924.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au matin, je fus réveillé par un de ces oiseaux à longue queue bleu métallique qui cognait dans ma fenêtre à grands coups de bec, et c'était tant mieux, car Ségou nous attendait, ainsi que notre chauffeur Bainy Coulibaly, pour aller visiter sa famille à Markala. Berceau de l'ethnie Bambara et de la famille Coulibaly (presque tous les Ségoviens sont Coulibaly), Ségou raconte l'histoire des 4444 palanzan, dont l'emplacement du 4445ième serait inconnu même par les gens de Ségou, et à plus forte raison par un étranger. J'ignore l'intérêt ou la signification d'une telle histoire, mais plusieurs me l'ont racontée. La rencontre avec la mère de Bainy, qui venait de perdre sa fille, la soeur de Bainy (il faut toujours spécifier) la semaine d'avant, nous a accueilli en nous bénissant infiniment, en nous demandant de protéger son fils. De voir Bainy, ce costaud Bambara, ému et soumis comme un petit enfant devant sa vieille mère malade a été très émouvant pour nous tous, témoins privilégiés de ce moment intime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir fait nos adieux à la famille, que je ne reverrai jamais de ma vie (comme plusieurs autres, mais ça fait toujours quelque chose d'y penser), nous nous dirigeames vers le barrage de Markala, croisant au passage une cérémonie d'anciens chasseurs qui tiraient des coups de feu dans les airs, en mémoire d'un temps où le gibier sauvage parcourait encore les prairies, avant la descente du désert. Le barrage en question est envahi de &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/295274/P1040044.jpg"&gt;pêcheurs&lt;/a&gt; qui lancent leurs lignes en aval et de &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/397047/P1040053.jpg"&gt;lavandières&lt;/a&gt; faisant sécher leur linge sur les montants du barrage. Après Markala, nous nous dirigeâmes encore vers Ségou, où une &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/675864/P1040106.jpg"&gt;pirogue&lt;/a&gt; nous mena vers un petit village de potiers de l'autre côté du Niger où nous attendait un spectacle impressionnant. En ce dimanche, on amenait au &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/121846/P1040086.jpg"&gt;centre du village &lt;/a&gt;la production de la semaine pour la recouvrir d'herbes sèches et, dans un grand brasier, cuire les poteries. On dit que le village des potiers serait peuplé par les veuves des villages environnants qui auraient été rejetées par les hommes et se seraient réunies dans une commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conduire de nuit au Mali n'est pas recommandé, en particulier un dimanche soir, jour de marché. Les vélos, les charettes, les piétons, les animaux circulent sans lumières. Et c'est sans compter les camions surchargés de marchandises sur lesquelles sont assis les marchands qui reviennent du marché (&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/247331/P1040120.jpg"&gt;amusez-vous à compter&lt;/a&gt;). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est la fin de ce périple dans le Mali profond. Un peu résumé, mais l'essentiel y est. Je dois en garder pour alimenter les conversations du temps des fêtes quand même. Et il me reste encore tellement à dire. Un jour, je vous raconterai... Quelle histoire!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D'ici là, prenez soin de vous, et attention aux bébés qui toussent!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;François&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/5170/P1030873.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 413px; CURSOR: hand; HEIGHT: 298px; TEXT-ALIGN: center" height="329" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/820308/P1030873.jpg" width="450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116561705285305677?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116561705285305677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116561705285305677' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116561705285305677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116561705285305677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/12/mopti-djenn-et-sgou-en-suivant-le.html' title='Mopti, Djenné et Ségou, en suivant le fleuve'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116528184351199649</id><published>2006-12-04T23:46:00.000Z</published><updated>2006-12-05T21:12:23.516Z</updated><title type='text'>Un Pays dans un Pays</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:130%;"&gt;9 novembre 2006 (oui, je sais, presqu'un mois trop tard...)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/984941/P1030868.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 390px; CURSOR: hand; HEIGHT: 287px; TEXT-ALIGN: center" height="332" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/984941/P1030868.jpg" width="465" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;D'abord, une petite leçon d'anthropologie. Une des particularités du Mali qui contribue à son charme et à sa complexité est la diversité des peuples et des cultures qui le composent. Plusieurs ethnies se divisent le territoire malien, partageant des histoires d'alliances et de guerres transmises de génération en génération, dont les relents se manifestent aujourd'hui sous la forme de plaisanteries entre les gens des différentes ethnies ou familles. Chacune de ces ethnies possède un métier, des noms, un dialecte, une physionomie et des traditions qui leur sont propres, et qui rendent leur culture d'autant plus intéressante qui leur est propre. Parmi les principaux groupes ethniques du Mali, on retrouve les Bambaras et les Malinkés qui peuplent principalement la région de Ségou; les Sarakolés, les commerçants de la région de Kayes; les Peulhs, les éleveurs de la région de Mopti; les Touaregs et les Maures qui peuplent les déserts du nord, les pêcheurs Bozos, les Senoufo, les Songhaï, et enfin, les derniers mais non les moindres, les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogons"&gt;Dogons&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Aujourd'hui, ce sont les Dogons que nous allons rencontrer. En partant de Mopti, on se dirige vers Bandiagara, première ville du pays Dogon, sur une route goudronnée de près de 100 km. Céline l'a appelée la ville Paprika, vue la couleur rougeâtre de tous les bâtiments de banco, directement liée à la couleur de la terre elle-même. Nous n'avons guère fait plus qu'une brève escale à Bandiagara, le temps de voir le centre de recherche sur le paludisme au centre de référence, où travaille un ami de Rakiatou. La route (si on peut appeler route ce sentier peu fréquenté où nous devons contourner les ponts effondrés pour ménager notre véhicule) vers notre prochaine destination, Sangha, fut nettement moins aisée que celle que nous venions de parcourir. Pour les 45 kilomètres à faire, nous avions prévu trente minutes, alors qu'il nous en a fallu plus de deux heures, ce qui serrait légèrement notre horaire. À mesure que nous avancions, je sentais que nous nous éloignions du fleuve, et cette simple impression me donnait la nausée. Ou était-ce à cause des cahots qui secouaient le quatre-quatre et par le fait même mon contenu gastrique instable? Quoi qu'il en soit, la progression du Sahara se fait sentir dans cette région où de grandes bandes de sable témoignent de la présence d'une rivière qui aurait coulé lors de la saison des pluies qui pourtant s'est terminée le mois passé. Le fleuve Saint-Laurent me manque. Nous sommes arrêtés pour prendre en photo les barrages construits avec des sacs de sable que les habitants avaient monté pour cultiver leurs minuscules carrés d'oignons, et j'ai senti le soulagement que peuvent ressentir les hommes du désert trouvant une oasis. En arrêtant dans cet endroit qui semblait au premier abord inhabité, nous avons été en moins de quinze minutes assaillis par une horde d'enfants qui demandaient des cadeaux, des bics ou de l'argent. Quand Jean-Cyr a sorti un paquet de crayons à mine pour leur donner, j'ai cru qu'on allait le perdre sous la masse de petites mains qui se dressaient vers lui pour les lui arracher. Il a tenté tant bien que mal de les distribuer équitablement.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/886576/P1030830.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 427px; CURSOR: hand; HEIGHT: 288px; TEXT-ALIGN: center" height="332" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/567/P1030830.jpg" width="465" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;À Sangha, alors que j'avais l'impression de ne jamais avoir été aussi loin de chez moi, nous avons trouvé un restaurant digne des meilleures tables du Québec qui nous a servi en moins de cinq minutes un plat d'aubergines grillées et un poulet succulent. Rien ni personne ni nulle part n'échappe à l'industrie touristique. Rakiatou, qui semble connaître la moitié des Maliens, nous a présenté un de ses amis, &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/63697/P1030845.jpg"&gt;Bouba Dolo &lt;/a&gt;(tous les gens de Sangha sont Dolo), qui nous a guidé vers la &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/510950/P1030849.jpg"&gt;falaise de Bandiagara&lt;/a&gt;, une structure géologique impressionnante, se dressant sur plus de 200 kilomètres de long au bout de laquelle s'étend le désert à perte de vue. Marquée par plus de mille ans d'histoire africaine que je vais tenter de vous résumer en quelques lignes, cette falaise est un patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1989.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 440px; CURSOR: hand; HEIGHT: 318px; TEXT-ALIGN: center" height="341" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/873982/P1030843.jpg" width="492" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;D'abord, vinrent les Pygmées, un peuple réputé pour sa petite taille (70 à 100 cm) qui se sont établis dans la falaise en creusant des &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/138891/P1030853.jpg"&gt;grottes&lt;/a&gt;. Puis, ils furent chassés par les Tellem, un peu plus grands, qui ont repris leurs habitations et les ont habitées jusqu'au XIVe siècle, époque où ils furent chassés par les Dogons. Notre guide raconte que les Tellem volaient comme des oiseaux pour se rendre à leurs maisons à flanc de falaise, mais plus vraisemblablement, ils utilisaient des lianes qui descendaient des arbres en haut du plateau (à l'époque le pays était moins sec) atteindre leurs maisons. Les Dogons, qui avaient une grandeur normale, étaient trop grands pour habiter ces maisons, et se sont établis en bas de la falaise, utilisant les grottes pour entasser les corps de leurs morts. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au retour à Sangha, nous sommes entrés dans un petit village pour marcher dans les rues, suivis par un groupe d'enfants avec lesquels j'ai joué au ballon, le faisant rebondir sur les murs de banco qui formaient les ruelles étroites de la ville et les portes Dogon, véritables oeuvres d'art traduisant la cosmogonie Dogon complexe que Bouba nous a expliquée. Ce que j'en ai retenu, c'est que le chef du village doit renoncer à se laver, son hygiène personnelle devant être assurée par un serpent qui vient le lécher la nuit. La table de divination qui sert au grand sorcier à prédire l'avenir consiste en un quadrillage représentant les familles du village, où sont disposés des batonnets, des cailloux et des arachides. La nuit, le chacal vient manger les arachides et dérange par l'occasion les cailloux et les brindilles. Le lendemain, le sorcier interprète les bouleversements apportés par le chacal pour prévoir l'avenir des familles. Ce jeu n'était pas sans me rappeler celui qu'on pratique au festival du Boeuf qui consiste aussi à quadriller le sol pour qu'un animal décide de la destinée de certaines personnes. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chez les Dogons, les &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/790133/P1030867.jpg"&gt;pilliers à palabres&lt;/a&gt; font office de palais de justice. Plusieurs vieux s'y réunissent pour discuter interminablement des questions de famille, de société et de justice. Le plafond bas intentionnellement pour que celui qui s'emporte dans la colère et se soulève se cogne la tête et se rassoit. C'est ainsi qu'on évite les discussions trop houleuses. C'est l'équivalent (selon moi plus efficace) du marteau de nos juges.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dommage que nous n'ayons pu rester plus longtemps dans ce pays riche de culture, dommage que nous n'ayons pu marcher dans la falaise de village en village, dommage que nous n'ayons pu assister à la danse des masques. Ce sera pour une autre fois...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Inch Allah,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;François&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116528184351199649?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116528184351199649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116528184351199649' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116528184351199649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116528184351199649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/12/un-pays-dans-un-pays.html' title='Un Pays dans un Pays'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116457866035109973</id><published>2006-11-26T22:00:00.000Z</published><updated>2006-11-26T22:04:20.363Z</updated><title type='text'>Y'a pas de problème</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:130%;"&gt;Mercredi, le 8 novembre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains disent qu'on n'a pas vraiment connu un pays avant d'avoir vu la campagne. Or, il y a déjà presqu'un mois que je suis au Mali et je n'ai vu &lt;em&gt;que &lt;/em&gt;Bamako. Quoique Bamako est une ville tellement différente des grandes capitales occidentales, elle n'en demeure pas moins un carrefour des cultures des différentes régions du Mali et d'autres pays d'Afrique. Allons donc voir ce qu'il en est dans l'arrière-pays, et pourquoi ne pas faire un peu de tourisme au passage? Les amateurs de photos seront servis.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/120318/Photo%2022-11%20072.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/400/13355/Photo%2022-11%20072.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est ainsi que ce matin, nous sommes partis en deux autos à destination de Mopti, la Venise malienne, en compagnie de deux des collègues de Noëlla, madame Coulibaly et Aba Touré, et sa fille Rakiatou, une sociologue qui nous servirait de guide au cours de ce périple. S'ajoutaient au voyage Céline, la soeur de Noëlla, et son mari Germain, qui sont de passage à Bamako pour deux semaines. Pour terminer l'équipe, les deux chauffeurs des automobiles dont Bainy Coulibaly, le chauffeur de Noëlla. Les Touré sont des Songhaï, gens du nord, et Aba s'est enroulé la tête d'un turban beige pour retourner vers chez lui. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/674473/P1030732.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="264" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/320/395179/P1030732.jpg" width="362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La route était bordée de baobabs, ces pilliers millénaires et imposants dressent leurs rares feuilles vers le ciel et laissent mollement tomber leurs fruits, les pains de singe (soit dit en passant, un excellent remède contre le rhume des fesses selon un marchant de Dakar), vers le sol. Ces vieillards ridés à l'aspect mythique ont grandi autant par le haut que par le sol, par l'érosion du sol au fil des années, de sorte que le tronc actuel est formé par les anciennes racines, formant un creux en son centre qui, selon Aba, peut être habité par des enfants ou des jeunes buveurs de thé. Pour une raison que j'ignore, les baobabs sur le long de la route sont numérotés. Est-ce une forme d'adresse postale pour ceux qui les habitent? Ou un recensement?&lt;/p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/14129/P1030764.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="182" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/320/412970/P1030764.jpg" width="269" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;La route nous a aussi permis de voir ces monticules de terre rouge qui se dressaient par dizaines au beau milieu de la brousse. Aba nous indique qu'il s'agit de termitières, des nids faits par ces insectes pour survivre à la saison des pluies. Je n'ai pas pu apercevoir les auteurs de ces structures s'élevant souvent plus haut que ma grandeur, mais à l'échelle, nos pyramides ne sont que de piètres tas de poussières mises à côté de ces merveilles du monde animal. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/218782/P1030899.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/320/464471/P1030899.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour entrer à Mopti, il faut traverser un pont bordé de rizières à perte de vue. Notre arrivée se fit à la brunante, et le spectacle de la lueur crépusculaire du soleil sanglant du Mali, réflétée sur la mer de riz me restera toujours. Mopti la nuit est plus tranquille que Bamako, et moins éclairée. Déjà je me sens à la campagne. Ici, au moins, on peut voir les étoiles. Apprenant que la maison qui devait nous recevoir était occupée, nous avons dû rechercher un hôtel. Au deuxième essai, nous avons trouvé satisfaction à l'hôtel &lt;a href="http://www.yapasdeprobleme.com"&gt;Y'a pas de problème&lt;/a&gt;. Situé dans les bas fonds de Mopti, cet hôtel tenu par un couple de français offre à un prix raisonnable des chambres décorées aux bogolans et aux masques. C'est ainsi que se fit notre arrivée dans la Venise malienne. Le programme pour les journées qui suivent inclut la visite de Djenné, ville historique, et du pays Dogon, célèbre pour ses villages à flanc de falaise et ses petits oignons.&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/1600/994525/P1030751.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/5245/3953/320/293514/P1030751.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bonne nuit, et à la prochaine!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;François&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116457866035109973?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116457866035109973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116457866035109973' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116457866035109973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116457866035109973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/11/ya-pas-de-problme.html' title='Y&apos;a pas de problème'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116387233390768866</id><published>2006-11-18T16:30:00.000Z</published><updated>2006-11-18T17:55:02.836Z</updated><title type='text'>Quand débarque l'Amérique</title><content type='html'>&lt;img style="WIDTH: 428px; HEIGHT: 289px" height="463" src="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030704.jpg" width="662" /&gt;&lt;/img&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, je me suis fait avare en nouvelles, mais ça n'est pas à défaut d'avoir quelque chose à dire. Bien au contraire, les dernières semaines ne m'ont pas laissé le temps ou la possibilité de vous écrire. J'ai pu connaître le Mali sous plusieurs nouvelles facettes, voir de nouveaux paysages, de nouvelles personnes, et comprendre davantage la complexité et la beauté de la culture Malienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons là où je vous avais laissés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la rotation au Service d'Urgence Chirurgicale de l'Hôpital Gabriel Touré, je me retrouvais avec un choix quant à mon prochain stage. J'en étais à balancer entre pédiatrie et obstétriques quand ma tante m'a demandé de venir avec elle pour rendre visite à un jeune garçon qu'elle a pris sous son aile depuis environ un an. Il se nomme Drissa Coulibaly, est âgé de 17 ans, et a subi une grave brûlure à l'âge de cinq ans qui lui a détruit la moitié gauche du visage et le bras gauche, lui laissant un oeil sans paupières et une bouche élargie dans un rictus qui l'empêche de fermer la bouche. Il réside maintenant chez ASE/Mali, un orphelinat tenu par une femme exubérante nommée Doumbia. Lorsque j'ai vu Drissa pour la première fois, il portait une casquette et avait la tête penchée sur un livre. À notre arrivée, il a relevé la tête, et j'ai compris que ce jeune homme pouvait difficilement espérer aller à l'école et être accepté par d'autres enfants. En effet, comme nous l'a expliqué Madame Doumbia, Drissa n'a pas appris le français, il n'a pas continué l'école, et gagnait sa vie difficilement en mandiant près du Grand Hôtel. Il a pour seul parent un oncle qu'on voit rarement. Elle nous dit ensuite qu'elle envisage trouver un maître d'école pour Drissa et quelques autres jeunes de l'orphelinat (Drissa étant le plus âgé). Elle nous apprend aussi avec excitation que le dimanche prochain, une équipe américaine de chirurgiens plasticiens du nom d'Interplast (&lt;a href="http://www.interplast.org"&gt;www.interplast.org&lt;/a&gt;) viendrait à Bamako pour réparer les fentes labiales et palatines, ainsi que les séquelles de brûlures, et que Drissa faisait partie de leur liste de consultation. En apprenant que je faisais un stage en médecine, elle m'a proposé de rejoindre son équipe de traducteurs pour venir en aide aux membres d'Interplast lors des consultations et des opérations. En bon opportuniste que je suis, j'y ai vu une réponse à mon dilemme quant à la poursuite de mon stage, et j'ai répondu que je serais heureux de leur venir en aide. J'en ai discuté avec le professeur Touré, mon maître de stage, et il m'a dit qu'il n'y voyait aucune opposition, même que plusieurs des médecins de l'hôpital allaient aussi se joindre à l'équipe pour la formation. C'est ainsi que j'ai connu Interplast.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interplast est une organisation humanitaire internationale qui apporte des soins de reconstruction gratuits à plus de 3000 enfants par année depuis 1969. Sa mission est aussi d'enseigner aux professionnels locaux à prendre en charge ces cas chirurgicaux spécifiques. Leur action est concentrée au niveau des fentes labiales et palatines, et des séquelles de brûlures, car il s'agit d'opérations relativement simples, rapides, et dont le résultat représente une grande amélioration de la qualité de vie pour le patient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis donc rendu à l'hôpital Luxembourg le dimanche, jour où l'équipe devait arriver, pour les attendre avec les autres traducteurs. À mon arrivée à l'hôpital, un paysage plutôt déprimant m'attendait: des dizaines de patients, souffrant de différentes malformations, étaient assis partout dans la cour de l'hôpital, en attendant le salut qui viendrait sous la forme d'un grand drapeau rayé et étoilé. Parmi les nombreux becs de lièvre, on pouvait distinguer des lymphomes de Burkitt, des cas d'éléphantiasis, et des nomas. Certains d'entre eux avaient porté leur malformation jusqu'à un âge très avancé. Enfin, deux grands camions blancs sont entrés dans la cour de l'hôpital, traversant les patients qui regardaient passer le sauveur. On pouvait pratiquement entendre les trompettes jouer Star Spangled Banner. Les États-Unis arrivent avec leurs gros camions, leurs gros budjets, leurs gros cerveaux et leurs gros coeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, on dira ce qu'on voudra, mais les gens de cette équipe sont tous des personnes sympathiques, altruistes et très intéressants. La semaine a commencé avec des consultations. Très vite, on a reconnu mon utilité pour la traduction (utilité toutefois limitée vu la proportion élevée de patients qui ne parlent pas français). "François, what is an amniotic band?" Un pédiatre du nom de Joseph Hebert, professeur à l'Université de Stanford, m'a en quelque sorte pris sous son aile, me bombardant de questions auxquelles je réponds au meilleur de ma connaissance, parfois correctement, souvent dans l'erreur. Il me demande alors d'effectuer les recherches nécessaires et de revenir le lendemain avec la réponse. C'est le climat d'étude idéal. Après deux jours de consultation, la &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030596.jpg"&gt;chirurgie&lt;/a&gt; a débuté. J'ai alors pu connaître les autres membres de l'équipe (chirurgiens, anesthésistes et infirmier(e)s), qui sont tous d'excellents professeurs et dont la dévotion ne fait aucun doute. Tout en traduisant entre les chirurgiens américains et maliens, je m'instruisais en questionnant les membres des deux équipes. Ce fut une semaine très enrichissante en valeurs et en connaissances. Dans le début de la deuxième semaine, déjà, les premiers patients opérés revenaient pour faire enlever leurs bandages. C'est toujours émouvant de voir les gens qui voient leur &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/interplast/290986003/"&gt;nouveau visage &lt;/a&gt;pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais aimé poursuivre la deuxième semaine avec eux, mais j'avais prévu partir vers le nord avec Jean-Cyr, Noëlla, ainsi que la soeur de Noëlla et son mari. Avant mon départ, je suis allé souper avec l'équipe à l'Amandine pour leur faire mes adieux, et j'ai alors pu échanger avec eux sur leurs expériences dans les pays en développement. Certains ont des histoires incroyables à raconter. Je les raconterai sous demande spéciale. Pour aujourd'hui, c'est terminé. Surveillez la sortie prochaine du périple vers Mopti, Djenné et le pays Dogon, le tout agrémenté de photos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kambé à vous tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François "Coulibaly" Caron&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116387233390768866?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116387233390768866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116387233390768866' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116387233390768866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116387233390768866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/11/quand-dbarque-lamrique.html' title='Quand débarque l&apos;Amérique'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116234288374738871</id><published>2006-10-31T22:43:00.000Z</published><updated>2006-11-01T01:03:59.870Z</updated><title type='text'>Le coupé-décalé</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img style="WIDTH: 421px; HEIGHT: 301px" height="471" alt="Photobucket - Video and Image Hosting" src="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030557.jpg" width="459" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Quoi? Tu ne connais le coupé-décalé?"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai dit à Mamadou Souaré que j'ignorais ce mouvement, j'avais l'impression que je lui avouais ne pas connaître les Beatles. Je me suis senti comme un profond inculte, tout comme lors des conversations sur le match de foot de la veille. Je croyais que l'Afrique était en retard sur l'Amérique, mais il en est tout autrement. Au contraire, elle est en avance. De quatre heures en réalité. En effet, le soleil se lève quatre heures plus tôt ici, ce qui fait que pendant que vous dormez, l'Afrique propage ses mouvements de musique et de danse qui se propagent en utilisant le vecteur du soccer (dont l'Amérique du Nord semble la seule région boudée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les ignares comme moi, le coupé-décalé est un mouvement qui origine d'Abidjan, et qui a rejoint la France et toute l'Europe par les footballeurs ivoiriens qui le dansaient après un but. C'est une danse, ainsi qu'un style de musique, dans laquelle il faut "couper", puis "décaler". Pour m'y initier, Souaré, un externe de Gabriel-Touré, m'a invité au grand concert de la fête de la fin du Ramadan dimanche soir passé. Le concert avait lieu au stade de football 26 mars (ainsi nommé en souvenir de la date de la chute de la dictature en 1991).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés au stade, nous voyons un attroupement de milliers de spectateurs devant les guichets de vente de billets, se bousculant pour obtenir leur entrée pour "le concert de l'année". La foule est contrôlée par des militaires qui brandissent une courroie de cuir pour maîtriser la foule. Ils n'hésitent pas à l'utiliser pour frapper dans le tas lorsque bon leur semble. Il faut dire que je comprends leur comportement; moi aussi je serais irritable après un mois de privation. Souaré me dit en souriant qu'ils ne font ça que pour créer l'énervement, espérant récolter des bénéfices pécuniaires de gens qui se fatigueraient d'attendre et accepteraient de payer davantage pour obtenir leur billet. Et c'est ce que nous fîmes; Souaré m'empoigna par la main et, m'utilisant comme son badge VIP, passa au-travers de la file d'attente, devant les militaires (qui n'oseraient jamais frapper un blanc), et jusqu'à celui qui semblait leur chef pour lui demander deux billets, en payant le prix de quatre. Je me suis senti légèrement utilisé, mais la technique fut efficace. Nous sommes entrés et n'avons eu aucune difficulté à obtenir les meilleures places: troisième rangée à l'avant, au centre). En me retournant vers l'arrière, je remarque que semble être le seul blanc parmi la foule (que nous avons évalué à 50000 "décaleurs"). Non, c'est faux, j'ai trouvé une autre personne à la peau blanche, mais en regardant bien, c'était une jeune albinos. J'ai pensé qu'avec le peu de pigmentation dont je suis pourvu, on me prenait probablement aussi pour un albinos. Le concert a commencé et les artistes sont arrivés dans des Hummers et des camions peinturés qui ont fait le tour du stade. Les artistes se sont succédés, présentant chacun une danse qui leur est propre et qui porte des noms comme la "Grippe aviaire" où le danseur imite le poulet atteint de la maladie. Il y a aussi la danse du "chien qui pisse" et celle où on fait semblant de jongler avec un ballon de foot. Le tout se déroule sans alcool et sans émeute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour, nous faisons un détour par l'hôpital où les fêtards se retrouvent après avoir pris les cruelles rues de Bamako. À une heure du matin, tous les lits de l'urgence étaient pris et certains patients devaient être placés sur le plancher. L'externe de garde nous a regardés d'un regard suppliant quand nous avons dû partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce deuxième dimanche à Bamako fut des plus épuisants. Ça n'est pas autant le concert que la marche d'une demi-heure que j'avais faite en après-midi jusqu'au parc zoologique, accompagné de mes deux guides imposés &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030555.jpg"&gt;Moussa et Oumar&lt;/a&gt;. Pour ceux qui prévoient du tourisme à Bamako, je ne conseille pas vraiment ce parc zoologique. L'hippopotame, le lamantin et la giraffe sont décédés, la femelle chimpanzée a un énorme utérocèle et les &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030557.jpg"&gt;animaux &lt;/a&gt;semblent avoir fait le jeune du Ramadan. Il y a bien la gigantesque &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030559.jpg"&gt;tortue&lt;/a&gt; qui peut en valoir la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne fête du Ramadan à tous, et à la prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. J'ai pris une semaine de retard dans mes posts. Je vais tenter de la rattrapper dès que possible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116234288374738871?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116234288374738871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116234288374738871' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116234288374738871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116234288374738871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/10/le-coup-dcal.html' title='Le coupé-décalé'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116147263956544463</id><published>2006-10-21T19:49:00.000Z</published><updated>2006-10-23T12:43:07.790Z</updated><title type='text'>En attendant la lune...</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;"François, est-ce que tu crois en Dieu?"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon interlocuteur est un Camerounais de 25 ans nommé Didier. Il étudie la médecine à Bamako depuis 5 ans et semble faire partie du peu d'étudiants en médecine chrétiens que j'ai rencontrés (s'il n'est pas le seul). Ainsi demandée, autour d'une assiette de malo kini (riz-sauce), la question m'a surpris. J'ai pris le temps de mastiquer ma bouchée, de retirer les os d'agneau pour les déposer sur le bord de mon assiette, et d'avaler, afin de préparer une réponse à la question que je ne me suis pas posée sérieusement depuis ma dernière visite à l'église (qui remonte probablement aux environs de 2003, à la messe de minuit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- Au Québec, Didier, la popularité de la religion est en chute libre depuis cinquante ans. Les québécois sont de moins en moins pratiquants et de moins en moins croyants. Je ne suis pas allé à l'église depuis...&lt;br /&gt;--Ce n'est pas ce que je veux savoir, me coupe-t-il, je te demande si tu crois qu'il existe une force qui dirige les agissements humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidément, ce Camerounais tente de transformer ce dîner en discussion spirituelle. J'apprends dans la conversation que Didier a quitté Yaoundé, car il ne pouvait pas y étudier la médecine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il n'y a qu'une université qui donne médecine. On y accepte 80 étudiants, dont 10 qui ont des résultats académiques très forts, et les autres qui ont des parents qui peuvent payer. Comme je n'avais ni l'un ni l'autre, je suis venu au Mali."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Afrique, on n'a pas besoin de méga-procès pour débusquer la corruption. Elle se fait ouvertement et n'est pas réprimandée. Donc, Didier débute ses études de médecine au Mali, financées en grande partie par ses parents. Il trouve un médecin qui accepte de l'héberger chez lui, en échange de certains services infirmiers à sa clinique. Plus tard, ce médecin l'initie à l'église pentecôtiste, une religion dérivée du mouvement Charismatique. Il s'agit d'une mouvance protestante évangélique se différenciant des autres par l'importance donnée aux dons du Saint-Esprit (pour ceux qui ont un souvenir de leur confirmation). Alors qu'il est en quatrième de médecine, Didier se convertit au mouvement de la Pentecôte, s'attirant les foudres de sa famille qui l'accuse d'avoir rejoint une secte, et lui demande de revenir à Yaoundé pour y poursuivre sa médecine. Le père de Didier possédant certains contacts, il serait possible d'entrer à la faculté à la condition de certaines magouilles. Ces pratiques ne concordent pas avec les nouveaux principes de Didier, et il refuse de retourner chez lui. Ses parents lui ont alors coupé les vivres, l'obligeant à travailler pour payer ses études. Il m'apprend qu'il ne déjeune que très rarement le matin et qu'il n'a pas les moyens de s'acheter un stéthoscope.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;"Un jour, je te&lt;/em&gt; &lt;em&gt;raconterai comment j'ai eu la révélation de la foi, François."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je crois que la religion est souvent un moyen de défense inventé par l'homme pour supporter les atrocités de la vie. En occident, le niveau d'aisance que nous avons atteint a rendu la religion désuète. Ainsi, Dieu n'est pas mort, il est superflu. Ici par contre, Dieu, ou Allah, ou cette quelconque force qui anime les choses est nécessaire plus que nulle part ailleurs pour expliquer l'injustice et l'inexplicable, pour donner un sens à l'absurde et à l'irrationnel, pour combler la vacuité angoissante de la conscience humaine que nous, occidentaux, avons réussi à combler avec les explications scientifiques. Et pour tout le reste, il y a Master Card.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Didier est intarissable lorsqu'il s'agit de Dieu. Il cite des passages de la Bible à des musulmans et propose des sessions d'enseignement religieux. Les autres étudiants sont étonnamment ouverts à ses invitations, et cette saine curiosité envers les religions démontre que l'espoir d'une réconciliation existe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fin de semaine, c'est la fin du Ramadan; la fin des ulcères perforés à l'hôpital à cause des estomacs qui se digèrent eux-mêmes toute la journée. On se prépare pour la grande fête. Dans les rues, on voit les gens se diviser les morceaux d'un boeuf pour toute une famille, on entend les agneaux se faire égorger. Mais on ne sait toujours pas si la fête aura lieu samedi, dimanche ou lundi. On attend de voir la lune. Si la lune se pointe le bout du croissant, alors on fera la fête. En attendant, le grand spectacle qui est prévu au stade de football est stand-by, et on ne peut prévoir à l'avance quel jour les commerces seront fermés. Le lendemain, à l'hôpital, ça ne sera pas la fête. Les rues achalandées auront fait de nombreuses victimes, et les planchers seront jonchés d'accidentés de la route. Ce sera une bonne occasion pour moi d'observer la gestion des situations de crise à l'hôpital. Si c'est demain, peut-être y irai-je, si je m'en sens le courage. Inch Allah. Mais pour l'instant, je vais me coucher. En attendant la lune...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. Je vous promets des photos prochainement. Je suis un peu gêné de trimballer mon appareil avec le mot "touriste" écrit en grosses lettres dans mon front.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116147263956544463?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116147263956544463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116147263956544463' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116147263956544463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116147263956544463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/10/en-attendant-la-lune.html' title='En attendant la lune...'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116112309120779121</id><published>2006-10-17T20:20:00.000Z</published><updated>2006-10-17T22:11:31.283Z</updated><title type='text'>Apprendre à nager...</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de trouver les mots justes pour dresser un portrait représentatif de ce que je vois ici, comme il est difficile de trouver le bon point de vue et la bonne exposition pour prendre une photo pour exprimer ce que je vois. Est-il préférable de prendre une panoramique ou une macro?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait aujourd'hui ma deuxième journée au Service d'Urgence Chirurgicale (SUC) de l'Hôpital Gabriel Touré. Hier, je n'ai pas su quoi écrire, par où commencer. Aujourd'hui, je ferai un effort. Vous le méritez, chers lecteurs, puisque vous êtes venus me lire. Je ne crois pas que vous serez déçus. La meilleure façon serait de procéder par ordre chronologique. Alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;16 octobre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lundi matin, le professeur Touré m'avait demandé de me présenter à son bureau pour 7h30. J'ai donc pris le chauffeur avec Noëlla pour me rendre à l'hôpital. Une fois arrivés, je suis sorti et la voiture est partie. Me voilà donc enfin, sous le soleil, au milieu de l'hôpital, avec pour tout bagage un sarrau, un stéthoscope, une bouteille d'eau et une amulette de charisme +4.  "Te voilà au centre du lac, maintenant nage!" Je ne peux pas me plaindre, c'est ce que je voulais pour mon stage, et c'est précisément ce que mon expérience a d'unique. Devant la porte du professeur, je rencontre une quinzaine d'étudiants en médecine de sixième et septième année, attendant de faire signer la fin de leur rotation en traumatologie, et d'être assignés ailleurs. J'attends donc ainsi une bonne heure, pour enfin rencontrer le professeur qui m'escorte au SUC, me présente au médecin responsable, le Dr. Diallo, un jeune dans la trentaine aux oreilles décolées qui s'exprime dans un français très recherché. Ensemble, nous rejoignons la réunion du "staff" (une vingtaine de personnes, composée majoritairement d'externes et d'internes, et d'une poignée de médecins) qui avait cours depuis environ huit heures le matin. On me présente, et on continue à écouter le rapport du médecin de garde. "Alors comme je disais, trois décès, dont deux constatés à l'urgence, quatre admissions en réa (entendre réanimation/soins intensifs) et deux chirurgies." On discute des cas un par un, puis de ceux qui viennent d'être admis. Sur les huit lits de la réa, six étaient occupés, dont cinq par des AVP (accidents de la voie publique). C'est compréhensible, vue l'état anarchique de la circulation au sein de la ville de Bamako. Les taxis, les autobus, les automobiles, les motocyclettes (très nombreuses) et les piétons y cohabitent dans une joyeuse cohue d'où émanent cris, klaxons, et une délicieuse brume carbonique. La réunion se poursuit, entrecoupée de digressionsqui tournent vite au bambara quand les esprits s'échauffent, se souciant peu du jeune blanc qui n'y comprend rien du tout. Vers dix heures, la réunion est terminée, et nous partons pour la visite du service. Un troupeau  de blouses blanches se déplaçant d'un lit à l'autre, se bousculant pour capturer l'essentiel des murmures des médecins entre eux. Parfois, une question jaillit de ce cercle fermé, à l'attention des étudiants, et les yeux se baissent, on espère ne pas être visé. À chaque lit, le médecin fait ses prescriptions, (généralement la même chose, puisque la plupart sont des AVP), il pose quelques questions, en laissant toujours de longs silence où il réfléchit... puis nous passons à un autre lit. La visite se déroule ainsi jusqu'à environ 11h00, où le groupe se dissout et tous partent dans des directions différentes. J'en suis un, auquel je m'étais présenté, du nom de Cheik Oumar Diallo (un autre Diallo). Il est en cinquième et semble savoir quoi faire. Il marche rapidement dans les couloirs et entre dans une petite pièce où d'autres externes sont déjà. Il m'invite à m'asseoir en me disant: "Ici, c'est le salon des internes. C'est ici qu'on se repose pour pas que les docteurs nous voient."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques minutes de repos, je décide de sortir pour travailler, mais je réalise que le pavillon, mis à part les soins intensifs, est plutôt désert. Pas de médecins, pas de blouses blanches, un seul patient blessé à l'épaule, assis sur un lit, qui me fait signe de venir le voir. Il me dit quelque chose qui finit par dimi (douleur). Bon, probablement qu'il a mal à l'épaule. Je lui demande si il a été vu par un médecin, mais il ne semble pas me comprendre. Je lui fait signe d'attendre et je pars chercher un médecin. Je retourne au salon des externes, j'y trouve Diallo, et je lui dis que ce patient se plaint qu'il a mal. Je lui demande s'il a été pris en charge. Il me répond que la prescription d'une radiographie et d'un analgésique a été faite, mais que sa famille n'a pas les moyens de payer. Il attend donc l'intervention des services sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers deux heures, un homme arrive inconscient, porté par les ambulanciers. On le dépose sur une civière et, vu que je suis le seul dans la pièce, on me dit qu'on l'a trouvé dans une fosse, qu'il a fait une chute. Je prends les signes vitaux. Pouls nul. Fréquence respiratoire nulle. Pupilles en mydriase fixe. Le médecin arrive et me demande "Il est terminé hein? -- Je crois que oui. -- Prête-moi ton stétho."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que le corps a été transféré à la morgue, j'ai déterminé que j'en avais assez vu pour ma première journée. Je suis donc rentré en taxi. Ici, une photo s'imposerait. Les taxis de Bamako n'ont rien à voir avec les nôtres. J'ai du le pousser pour l'aider à démarrer. Ça vous donne une idée. En arrivant à la maison, il me restait un peu de temps avant que le soleil ne se couche. J'ai entendu dire que les Maliens sont des maîtres du foot et du babyfoot. Richard, le gardien, m'a emmené à un endroit où des jeunes de 10-12 ans jouaient sur 5-6 tables à 10 CFA (2¢) la partie. J'ai gagné quelques parties contre Richard et déjà, un attroupement se formait autour de la table. Les enfants riaient des mes mains qui noircissaient comme les leurs au contact des poignées. L'attroupement a attiré le "king" de la place. Malgré tous nos efforts, moi et Richard n'avons pas pu tenir tête a ses assaults. Nous sommes donc rentrés penauds.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116112309120779121?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116112309120779121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116112309120779121' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116112309120779121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116112309120779121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/10/apprendre-nager.html' title='Apprendre à nager...'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116084501275833647</id><published>2006-10-14T16:56:00.000Z</published><updated>2006-10-15T20:16:01.676Z</updated><title type='text'>"Un autre monde est possible"</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;14 octobre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img style="WIDTH: 395px; HEIGHT: 279px" height="449" alt="Le Niger" src="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030430.jpg" width="580" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;Cette phrase que l'on voit peinte en peinture bleue, au stencil, à de nombreux endroits sur les murs de Bamako m'a intrigué. Qui en est l'auteur et quel était son but? J'ai questionné Baini, le chauffeur, et il m'a répondu que ce sont les altermondialistes qui avaient peint cette maxime il y a quelques années, en signe d'espoir pour le futur. J'imagine qu'il existe des actions plus concrètes pour le développement, mais ces messages font plaisir à voir, sur une portion de mur, entre deux échoppes de marchands de fruits. Le problème, c'est que ceux à qui s'adresse ce message, ceux qui ont réellement besoin d'espoir, ne peuvent pas lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, je me suis rendu avec Noëlla à l'Hôpital Gabriel Touré pour y rencontrer le professeur Abdou Touré, directeur du département de traumatologie et de l'INFSS, où travaille Noëlla. Le professeur Touré est un homme âgé de cinquante et soixante-dix ans (car on ne demande pas l'âge d'un Malien) qui semble davantage un administrateur qu'un médecin. Sa tâche est par ailleurs considérable, et selon Noëlla, il a de la difficulté à déléguer. Ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose, puisque les intermédiaires alourdissent souvent les procédures. Nous sommes ensuite allés rencontrer le Docteur Siné Bayo, directeur de l'hôpital, un homme calme, très calme, diplomate et éloquent. Ils m'ont fourni une liste des services de l'hôpital et il faut maintenant que je choisisse les départements où j'aimerais faire mon stage. Je vais probablement commencer à l'urgence pour les premières semaines, voire le premier mois, ensuite on verra. J'ai parlé avec le professeur Touré de la possibilité de faire de la santé communautaires, dans des dispensaires et des cliniques de brousse, et il s'y est montré ouvert. Au début du mois de novembre, Noëlla a prévu se rendre dans la région de Mopti, au pays Dogon, et peut-être de se rendre à Tombouctou. Apparemment, il y aura là des cliniques où je pourrai faire un tour pendant cette semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'hôpital, je me suis rendu au lieu de travail de Noëlla, l'Institut National de Formation en Sciences de la Santé. L'endroit est en rénovation à cause de la refonte des trois écoles en une seule. Non seulement les établissements sont-ils à refaire, mais les programmes aussi doivent être révisés et l'administration a été changée. Il semble que ce dernier point a créé des frictions, car des trois directeurs qui étaient en place, ils ont dû en choisir un (le professeur Touré), au grand dam des deux autres. Le personnel que j'ai rencontré à l'école était très sympathique. Bon nombre d'entre eux avaient fait quelques années d'études au Canada ou ailleurs, et étaient très heureux d'avoir des nouvelles du Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img style="WIDTH: 311px; HEIGHT: 197px" height="446" src="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030424.jpg" width="427" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes donc rentrés ensuite, pour diner, et dans l'après-midi, j'ai pris quelques &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030432.jpg"&gt;photos&lt;/a&gt; sur la &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030450.jpg"&gt;terrasse &lt;/a&gt;de la maison. Le voilà, le &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030428.jpg"&gt;Niger&lt;/a&gt;. On peut également apercevoir le &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030426.jpg"&gt;village des Bozos&lt;/a&gt;, des pêcheurs vivant en bordure du fleuve qu'on voit régulièrement se sortes de longues &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030452copy.jpg"&gt;pirogues&lt;/a&gt;. Ce sont eux qui nous vendent le capitaine, un succulent poisson de la grosseur du saumon, que j'ai d'ailleurs mangé ce midi. La &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030443.jpg"&gt;faune&lt;/a&gt; et la &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030445.jpg"&gt;flore &lt;/a&gt;sont très impressionnantes dans ce jardin. On y entend les chants des oiseaux le jours et les cris assourdissants (j'exagère à peine) des criquets la nuit. Prendre des photos des &lt;a href="http://s105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/?action=view&amp;current=P1030444.flv"&gt;animaux &lt;/a&gt;est plus difficile. Depuis mon arrivée, je livre une guerre contre ces petits lézards qui passent sous les portes et entrent dans la maison pour se cacher derrière les cadres et les rideaux. J'aimerais bien en photographier un pour vous les montrer. Au souper, nous avons eu droit à quelques bonnes rafales de vent et à de la pluie, malgré que la saison des pluies soit terminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, samedi, je suis allé à la colline de Koulouba. Petite parenthèse, la ville de Bamako est limitée au nord par une chaîne de collines. On en distingue trois principales: La colline du Pouvoir (Koulouba: colline-mère ou colline-chèvre, c'est selon), où est situé le palais présidentiel; la colline du Savoir où est située l'Université du Mali et la colline de la Santé où se trouve l'hôpital du Point G, hôpital universitaire. Fin de la parenthèse. Nous avons donc pris quelques photos de la &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030458copy.jpg"&gt;ville&lt;/a&gt; vue de la colline, mais la brume empêche de bien voir. Nous nous sommes ensuite rendus à Kati, un village tout près où se tient un marché les jeudis et dimanches. Il était donc fermé aujourd'hui, mais sur la &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030469-1.jpg"&gt;route&lt;/a&gt;, j'ai pu prendre quelques bonnes &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030472-1.jpg"&gt;photos&lt;/a&gt;. Ce soir, je crois que nous irons accueillir des Québécois qui arrivent à l'aéroport. L'un d'entre eux, Gilles Dubé, travaille au Cégep de Rivière-du-Loup, mais je ne le connais pas. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116084501275833647?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116084501275833647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116084501275833647' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116084501275833647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116084501275833647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/10/un-autre-monde-est-possible.html' title='&quot;Un autre monde est possible&quot;'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116070836286354878</id><published>2006-10-13T01:57:00.000Z</published><updated>2006-10-14T14:17:42.286Z</updated><title type='text'>"Play it again, Sam"</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;strong&gt;12 octobre, Bamako&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img style="WIDTH: 437px; HEIGHT: 308px" height="434" alt="Photobucket - Video and Image Hosting" src="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030408.jpg" width="525" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Alors voilà, j'ai pris le 10 octobre le vol numéro 523 de la Royal Air Maroc à destination de Bamako, avec un transit à Casablanca. C'est ainsi que débute mon voyage en Afrique, dans un avion rempli à majorité de Maghrébins. La nervosité pré-départ est retombée dès le décollage et s'est transformée en fébrilité et en anticipation. Le vol de six heures vingt minutes s'est déroulé dans un état de demi-sommeil, interrompu par deux repas. Arrivés à Casablanca où nous devions passer la journée, et après quelques embrouilles à l'aéroport (nous avons été dirigés vers la sortie sans passer par le bureau de l'hébergement. Par chance, le chauffeur de l'autobus qui fait la navette entre l'aéroport et l'hotel s'est généreusement offert d'y aller à notre place, en échange d'un "pourboire pour le serviteur"), nous sommes embarqués dans l'autobus qui nous a menés à l'Hôtel Azur après un voyage d'environ 45 minutes entassés entre des Algériens, des Maliens, une Libanaise née à Montréal et deux musiciens Québécois en direction du Sénégal. Un environnement aussi contigu facilite les rapprochements. Notre hôtel se situe sur le bord de l'Océan Atlantique, dans un quartier touristique de Casablanca. À l'aube, une ébaisse brume de mer couvre cette ville côtière, nous empêchant de voir plus loin que les grandes maisons blanches (d'où le nom de la ville) qui bordent les rues. Après un petit déjeûner, nous nous sommes assoupis, mais les cris d'une &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030352.jpg"&gt;Marocaine&lt;/a&gt; habitant sous notre fenêtre qui semblait diriger d'une main de fer les travaux de forage en cours près de chez elle. Nous sommes donc partis pour un tour de ville en taxi.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chauffeur de taxi, un sympathique et volubile Marocain d'origine Berbère du nom de Salam (paix) nous emmène dans sa petite Peugeot rouge (car tous les taxis sont rouges à Casa) à travers la ville. Le brouillard s'est dissipé, nous révélant une ville toute dans des tons de brun, de beige et de blanc (si des tons de blanc sont possibles). Une ville très propre et bien entretenue malgré ses 6 millions d'habitants, aux trottoirs pavés de petites tuiles formant des motifs, aux allées bordées de murs de ciment où grimpent des &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030408.jpg"&gt;hibiscus&lt;/a&gt; et d'autres fleurs dont je ne connais pas le nom. Casablanca est la plus grande ville du Maroc. Capitale économique du pays et première ville du Maghreb, elle est située sur la côte Atlantique, à environ 90 km au sud de la capitale du pays, Rabat. Elle est aussi la ville natale d'Alain Souchon et de Jean Reno. En passant par une ruelle bordée de petits ateliers de mécanique, d'ébénisterie et de tissus, par un terrain de golf et un hippodrome, Salam nous a emmenés à la &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mosquée_Hassan_II"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Grande Mosquée Hassan II&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;, un monument qui mérite un M majuscule. Deuxième lieu de pélerinage en importance après La Mecque, elle se dresse avec &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030383.jpg"&gt;son minaret&lt;/a&gt;, le plus haut au monde (200 m), sur une &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030376.jpg"&gt;pointe de terre&lt;/a&gt;, assise sur des &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030375.jpg"&gt;pilotis&lt;/a&gt;. Ses murs de marbre et d'or sont ornés de détails d'une précision incroyable, et le toit ouvrant dépasse (et de loin) en ingénierie celui du stade olympique. Et la &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030383.jpg"&gt;place de prière &lt;/a&gt;accueillant les fidèles rappelle la place St-Marc, mais sans les pigeons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Plus tard, en me promenant dans les rues de Casablanca, j'ai vu cette &lt;a href="http://i105.photobucket.com/albums/m237/carfonni/P1030395.jpg"&gt;pancarte publicitaire &lt;/a&gt;encourageant la poursuite d'études supérieures au Canada, où vous pouvez remarquer, en bas à gauche, le logo de l'UQAR. En arrière plan, dans la brume, l'oeil averti peut remarquer un grand phare qui se dresse près du port de Casablanca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Casablanca est trop grande pour la visiter en une seule journée, et nous avons dû la quitter à 20h00. Je n'ai pas senti l'avion décoller, je dormais malgré l'allumage des moteurs et les tremblements. Le décalage horaire se fait ressentir. J'ai fait plus ample connaissance avec la Libanaise et le Malien dans l'autobus vers l'aéroport. Elle semble être tombée en amour avec le Mali et lui, il m'a donné son numéro de téléphone, si je voulais entrer en contact avec lui pour parler à sa mère, qui est médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis arrivé dans la nuit à Bamako et j'ai pu observer une ville qui grouille d'activité malgré l'heure tardive. En cette période de Ramadan, les gens vivent davantage la nuit que le jour.&lt;br /&gt;Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier musulman, mois pendant lequel le Coran a été révélé au prophète Mohammed. Pendant ce mois, correspondant à peu près au mois d'octobre dans notre calendrier, les musulmans ont le devoir de respecter un jeûne entre le lever et le coucher du soleil. Et le jeûn ne se limite pas qu'à la nourriture, mais il est également interdit de boire, d'avaler sa salive, de fumer, de recevoir des gouttes dans les oreilles ou le nez et de se faire vomir. Un évanouissement rend le jeûne non-valable. Mais c'est tout de même une période de fête pour les musulmans et à Casablanca, il y avait de nombreux "rabais du Ramadan". &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116070836286354878?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116070836286354878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116070836286354878' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116070836286354878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116070836286354878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/10/play-it-again-sam.html' title='&quot;Play it again, Sam&quot;'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35517844.post-116001765556869560</id><published>2006-10-05T02:18:00.000Z</published><updated>2006-10-05T03:10:31.703Z</updated><title type='text'>Spatules meurtrières s'abstenir</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Je m'appelle François Caron. Je suis en troisième année à la faculté de médecine de l'Université Laval. Le 10 octobre, soit dans six jours, je partirai pour Bamako, au Mali, pour un stage à l'hôpital Gabriel-Touré, un des grands hôpitaux de cette capitale de l'Afrique de l'Ouest. La majorité d'entre vous, je l'estime, me connaissez déjà. Alors je ne crois pas avoir besoin de davantage de présentations. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Mardi soir, j'embarquerai donc avec mon oncle Jean-Cyr dans un avion de la Royal Air Maroc pour ma première traversée de l'Océan Atlantique à vie. Il y aura une escale à Casablanca où nous n'arriverons que le lendemain matin à la suite d'un vol de 7h05 et de 5 heures de décalage horaire. Le départ se fera ensuite à 22h00 pour Bamako, un vol de 3h35 à l'issue duquel j'atterrirai en sol malien. Je serai hébergé chez mon oncle et sa femme Noëlla qui ont une maison dans le quartier Badalabougou (qui signifie "rive sud" en bambara, car le quartier est sur la rive sud du Niger) depuis maintenant un an. Noëlla est infirmière et travaille pour l'Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS). C'est elle qui m'a permis d'établir un contact avec le docteur Abdou Touré, directeur de l'INFSS et responsable du département de traumatologie à l'hôpital Gabriel-Touré. C'est lui qui sera en quelque sorte mon maître de stage. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;En attendant, les préparatifs vont bon train. Je suis immunisé et médicamenté, paré à toute éventualité. J'ai dû débuter un antimalarique trois semaines avant le départ pour vérifier l'éventualité d'effets secondaires. Jusqu'à maintenant, je n'ai ressenti aucun des maux de ventre, insomnies ou cauchemars qu'est susceptible de provoquer le Lariam. Pour l'instant, aucune armée de spatules meurtrières n'est venue envahir mes nuits. C'est déjà suffisament compliqué de me protéger conter les maladies éventuelles que je risque en Afrique, il ne faudrait pas que je parte malade!&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Je ferai de ce blog un journal de bord de mon aventure au Mali, vous permettant ainsi d'avoir de mes nouvelles et des photos. C'est un début solennel, écrit dans un style formel, mais attendez-vous à n'importe quoi pour la suite, le climat africain réchauffera sans doute mon écriture. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35517844-116001765556869560?l=sogoma.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sogoma.blogspot.com/feeds/116001765556869560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35517844&amp;postID=116001765556869560' title='31 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116001765556869560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35517844/posts/default/116001765556869560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sogoma.blogspot.com/2006/10/spatules-meurtrires-sabstenir.html' title='Spatules meurtrières s&apos;abstenir'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12884198347014493426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://photos1.blogger.com/blogger/5245/3953/320/PICT0112.jpg'/></author><thr:total>31</thr:total></entry></feed>
